Ce n’est pas sur les terres de la commune dirigée par François Pupponi que ce circuit serait édifié mais plutôt sur les communes d’Écouen, de Bouqueval, du Mesnil-Aubry et de Villiers-le-Bel. Tandis que le maire de Sarcelles fait miroiter monts et merveilles à ses administrés, les habitants des communes limitrophes, et tout particulièrement les Ecouennais, ne peuvent qu’en attendre une surexposition au bruit : notre cadre de vie est directement et profondément menacé. Finis les repas dans le jardin ! pensez à tripler vos vitrages ! Nous sommes prévenus : pour assurer sa rentabilité, les moteurs d’engins de toutes catégories tourneraient 7 jours sur 7.
Comment le paysage classé de la Plaine de France peut-il être rayé de la carte ? Pourtant, le Schéma Directeur Régional d’Île de France (SDRIF) récemment adopté y maintient les terres agricoles dans une "trame verte" continue. Comment l’élu de la commune qui serait la moins endommagée par l’implantation de ce circuit peut-il faire prévaloir son choix sans concertation avec les élus et les habitants des communes immédiatement voisines ?
Une des premières déclarations de la nouvelle majorité de gauche au Conseil Général est de faire du Val d’Oise un écodépartement. Pour cela il va même être créé un Conseil départemental du développement durable. Dans cette période de crises financière, climatique, et pétrolière, la création de ce Conseil est une bonne idée. D’un coté, on a une initiative moderne qu’il faut encourager et de l’autre, un projet dévastateur au profit de quelques uns, en opposition avec la préservation de l’environnement, utile à tous.
C’est un total de 400 à 500 hectares de terrains agricoles qui risquent de disparaitre. 110 dédiés au circuit, et le reste en activités commerciales, hôtelières, et logistiques. Les terrains agricoles Franciliens doivent être pérennisés pour nourrir les prochaines générations. C’est cela le développement durable.
Aujourd’hui, on consomme plus de pétrole que l’on découvre de nouveaux gisements. Qu’on le veuille ou non, inexorablement, cette énergie va devenir rare et chère. C’est pour cela que l’on doit économiser le pétrole et l’utiliser là où il est vraiment utile et certainement pas dans des moteurs de Formule 1 qui tournent en rond avec des consommations de 75 litres au 100 Km.
Les spécialistes mondiaux sur la crise climatique sont unanimes, même en stabilisant aujourd’hui les émissions de CO², ce gaz à effet de serre ne disparaitra pas pour autant. L’impact du réchauffement climatique est inimaginable et entrainera des catastrophes. Sècheresses, inondations, famines, guerres vont s’amplifier. Pour nous, tous ceux qui œuvrent à aggraver ces déséquilibres en augmentant inutilement la production de CO² sont à qualifier d’organisateurs exterminateurs de la planète.
Daniel CARIANI