Les réunions avec la population, annoncées par communiqué de presse ne sont que de simples réunions de quartier où il est évoqué le circuit de F1 avec présentation de quatre croquis virtuels entre des questions de vie du quartier qui préoccupent les quelques personnes présentes. Aucune présence à ces réunions de l’architecte « recruté », ni du représentant de Vinci ou du sport auto, le maire de Sarcelles est bien seul. Qui paye l’architecte ?
Les terrains sont localisés, effectivement sur la commune de Villiers-le-Bel pour laquelle le sujet est tabou : aucune délibération, discussion ou information à ce jour en conseil municipal alors que par centaines, les habitants de Villiers le Bel signent la pétition du Collectif Val d’Oise sans F1.
Depuis des mois, François Pupponi déclare avoir tous les financements, il y a un an il parlait même de 800 millions d’euros. Nous apprenons qu’il a revu sont projet à la baisse à 120 millions d’euros et qu’il lui manque 7 à 8 millions. Il compte sur la participation de l’Etat. Le Collectif Val d’Oise sans F1 intervient avec les Collectifs Flins sans F1 et Court-Circuit Val d’Europe pour l’abandon par le gouvernement d’un tel projet en Ile-de-France. Les trois Collectifs seront attentifs à la suite qui sera donnée à cet appel à financement public.
Le Collectif Val d’Oise sans F1 s’inquiète du fait que le maire de Sarcelles continue de faire rêver en vain une partie de la population de la commune avec soi disant 150 millions d’euros de retombées et la création de dizaines de milliers d’emplois : QUE DU VIRTUEL ! et un grand mépris pour les Sarcelloises et les Sarcellois qui, en ces temps de crise économique, ne méritent pas qu’on tente de les manipuler avec de faux espoirs.
Pour info : Annexe : dépêche de l’AFP
Auto-F1-sport Le circuit de Sarcelles "avance plus que bien", selon François Pupponi
PARIS, 9 mars 2010 (AFP) - Le circuit de Sarcelles, dont le but avoué est d’accueillir à terme le Grand Prix de France de Formule 1, "avance plus que bien", a déclaré mardi à l’AFP le député-maire (PS) de la ville, François Pupponi. "On a localisé les terrains. On a recruté un architecte urbaniste pour faire des études précises sur l’intégration urbaine (du circuit). On est en négociations très avancées avec Vinci. On fait des réunions avec la population. Ca avance plus que bien", a expliqué M. Pupponi "Pour nous, l’année 2010 est celle du permis de construire. Les travaux commenceront en 2011", la piste pouvant accueillir la F1 en 2013, selon le député-maire de Sarcelles. L’exploitation du circuit financera le crédit-bail permettant sa construction, d’un coût de 120 millions d’euros, a poursuivi M. Pupponi. "La vraie question n’est pas celle du circuit mais celle des droits. C’est ça le vrai problème. Qui met les 20 millions de dollars ?" payables à Formula one management (FOM), le gestionnaire des droits de la discipline, s’est interrogé l’élu socialiste. "On a retourné le problème dans tous les sens, même avec 100.000 spectateurs, il manque au final 7-8 millions d’euros", l’équivalent des pertes que comblaient les collectivités pour Magny-Cours lorsque le GP de France se tenait dans la Nièvre, a-t-il remarqué. "On essaie de trouver un sponsor qui paie. Ou alors l’Etat peut équilibrer les comptes, sachant qu’un GP de F1 rapporte 150 millions d’euros de retombées. Et si l’Etat n’est pas capable de mettre 10 millions pour avoir 150 millions de retombées...", a ironisé François Pupponi. Un amendement sur la taxation des paris en ligne visant à financer les grandes manifestations sportives, que le député socialiste compte déposer rapidement à l’Assemblée, pourrait permettre de combler ce vide. Le circuit de Sarcelles, qui comportera trois pistes (karting, auto et moto), est la pièce centrale du projet Val-de-France, beaucoup plus vaste, qui doit contribuer à l’aménagement de vastes terrains aujourd’hui agricoles et la création de dizaines de milliers d’emplois.